28.10.2009
Réaction de Lionel Luca sur le protocole avec la Chine
« Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a signé jeudi un protocole entre son parti et le Parti communiste chinois lors de sa visite à Pékin (...)»
Bertrand signe... Et Luca s'étrangle.
De colère. D'amertume, aussi.
Le député des Alpes-Maritimes, président du groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée nationale, se dit « complètement abasourdi » que son mouvement « s'acoquine à un parti totalitaire ».Et, dans un courrier adressé à Xavier Bertrand, il annonce sa décision « de se mettre en congé de l'UMP pour son fonctionnement interne ».
Lionnel Luca, député impétueux, ne mâche pas ses mots.
Comment avez-vous appris que Xavier Bertrand avait signé ce protocole ?
Franchement ? On m'a envoyé la dépêche de l'AFP et j'ai cru que c'était une mauvaise blague. Un bidouillage. Un canular sur Internet, c'est dire...
Et quand vous avez compris que c'était vrai...
Déjà, faire ça un 22 octobre, le jour de la lecture de la lettre de Guy Môquet dans les lycées, il fallait oser. Et pendant que Xavier Bertrand signait le protocole à Pékin, le même jour, trois Tibétains - deux hommes et une femme - étaient exécutés par l'armée chinoise pour leur rôle dans les émeutes de l'an dernier. Et je ne suis pas loin de penser que ce n'est pas une coïncidence de faire ça, ce jour-là. De ça, Xavier Bertrand n'en dit pas un mot. Les manifestations au Tibet n'avaient qu'une seule revendication : la liberté. Je suis écoeuré que mon parti soit du côté des tyrans et non des résistants.
« On va lui faire péter son protocole ! »
A quoi sert ce protocole ?
Il s'agit de resserrer les liens, de mieux travailler et échanger. Je crois rêver ! Ils se sont même promis une manifestation commune chaque année. Une fois en France, une fois en Chine. Même le PCF, dans ses rêves les plus fous, n'aurait pas imaginé un truc pareil !
En réaction, vous vous mettez en congé de l'UMP pour son fonctionnement interne, ce qui veut dire ?
Que je n'assure plus mes fonctions comme celle au Conseil national par exemple. Pour tout ce qui fait la machine UMP, je ne m'associe plus au fonctionnement du parti. C'est une grève passive. Un boycott. J'en ai marre, c'est vraiment n'importe quoi. En revanche je garde ma carte. D'abord parce que l'UMP, c'est... familial. Et parce que je ne suis pas certain que tous les membres du mouvement soient d'accord avec ce protocole, bien au contraire.
Vous êtes remonté...
Enfin ! On ne le fait même pas avec les conservateurs britanniques et on fait ça avec les communistes chinois. 60 millions de morts ! Oui, en colère, décontenancé. Et triste aussi, parce que ce n'est pas l'idée que je me fais de la politique. A l'époque, en prenant ma carte au RPR, je pensais qu'on était plutôt du côté de la résistance que du côté des collabos. Et moi je ne veux pas me déshonorer.
Vous comprenez Xavier Bertrand ?
Non. Je tombe des nues. Je peux comprendre la nécessité pour nous d'avoir des relations d'Etat à Etat avec la Chine, mais pas qu'on lui donne un brevet de bonne fréquentation. Là franchement, ça rime à quoi ? Qu'est-ce qu'on a à gagner ? Des chaussures pourries qui vous brûlent les pieds ?
Je suis étonné de ce qu'à fait Xavier Bertrand qui était un homme pour qui j'avais plutôt de la sympathie. Mais on va lui faire péter son protocole !
Qui avez-vous informé de votre décision ?
J'ai prévenu Copé, mon président de groupe. Et les députés du Groupe Tibet. On est 180, dont plus de 100 UMP quand même. Mais cela ne remet pas en cause mon soutien à Nicolas Sarkozy, qui restera dans l'histoire comme le seul président de la République à avoir rencontré officiellement le Dalaï-lama.
Votre décision est-elle révocable ?
Je veux marquer le coup. On verra comment ça va réagir.
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12.10.2009
Citation du Dalaï Lama
« Il me paraît important de distinguer religion et spiritualité. La religion implique un système de croyances fondé sur des bases métaphysiques, l’enseignement de dogmes, de rites ou de prières. La spiritualité, quant à elle, correspond au développement de qualités humaines, telles que l’amour, la compassion, la patience, la tolérance, le pardon ou le sens de la responsabilité.
Transformer son esprit, voilà selon moi en quoi consiste la spiritualité. Or la meilleure façon de le transformer est de l’habituer à penser de manière altruiste.
L’éthique est donc la base d’une spiritualité laïque pour vous tous, qui ne se limite pas au groupe des croyants de telle ou telle religion. Cette évolution correspond à une réorientation éthique de notre attitude puisqu’il s’agit d’apprendre à tenir compte des aspirations d’autrui autant que des nôtres. Il est important de percevoir combien votre propre bonheur est lié à celui des autres. La révolution spirituelle que je préconise ne dépend pas de conditions extérieures liées au progrès matériel ou la technologie. Elle naît de l’intérieur, motivé par le désir profond de se transformer pour devenir un meilleur être humain. »
citation du Dalaï Lama dans : « Mon autobiographie spirituelle ». Recueillie par Sophie Stril-Rever
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06.10.2009
Festival du Tibet 3/4 octobre 09
Voici quelques séquences du Festival du Tibet et des pays de l'Himalaya
http://www.youtube.com/watch?v=9oMJvvmEmI4
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21.09.2009
Guide tibétain emprisonné
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09.09.2009
Comment peut-on encore accepter cela ?
Mais quand la Chine s'éveillera-t-elle humainement ?

(De Dharamsala) Accrochée aux contreforts des Lower Himalayas, Dharamsala (Himachal Pradesh) est une agréable station de montagne dans laquelle débarquent des flots continus de touristes et de hippies. Mais de cette foule vêtue à l'occidentale surgissent ça et là des teintes ocre et mauve. Les moines tibétains sont là pour rappeler au voyageur, si besoin en est, qu'il se trouve au centre de la communauté tibétaine en Inde.
Il y a cinquante ans cette année, le dalaï lama s'enfuyait de Lhassa, capitale tibétaine, entraînant dans son sillage des foules d'exilés volontaires. L'hémorragie n'a jamais cessé depuis. Aujourd'hui encore des Tibétains continuent de prendre le chemin de l'Inde pour échapper à la présence chinoise. Tsewang Dondrup est un de ceux-là.
Coincée entre deux échoppes, l'entrée sombre du centre pour les réfugiés tibétains est peu engageante. C'est ici, dans une triste chambre sentant le feu de bois, que réside Tsewang depuis son arrivée en Inde il y a trois mois et demi. Dehors, la pluie martèle les vitres et des torrents d'eaux dévalent les rues pentues. Petit homme vif au visage rond et au teint hâlé, Tsewang est vêtu d'une polaire rouge, son bras gauche en écharpe. La voix chargée de colère, il entame son récit.
Fermier dans la province de Kham (est du Tibet), Tsewang se joint en ce 24 mai 2008 à une manifestation pacifique spontanée en faveur des droits de l'Homme dans la ville de Tihoe. Seules armes des participants : des slogans, que ce soit parce que « Sa Sainteté [le dalaï-lama] interdit l'usage de la violence » ou, sur un plan plus pratique, parce que les Chinois ont entrepris de confisquer tout objet susceptible de servir d'armes.
Face au groupe, près de 200 policiers et soldats chinois. Ayant d'abord vainement tenté de disperser les manifestants à coups de barres de fer, la police se met à tirer dans la foule.
Fuite à dos de moto
Non loin de lui un jeune moine s'effondre, incapable de se relever. Tsewang se jette à sa rescousse en le traînant par le bras. Rejoint par un autre homme, ils commencent à déplacer le moine. C'est à ce moment-là qu'il reçoit une balle dans le dos dans la région du rein. Balle vite suivie par une autre qui lui traverse l'avant-bras dans toute sa longueur (le curieux angle de ses os atteste de l'irréversibilité des dommages). Il perd connaissance et tombe. Les manifestants le mettent sur une moto où deux hommes prennent son corps en sandwich et démarrent immédiatement.
Après une halte de deux heures dans un village voisin, le temps de panser tant bien que mal les blessures afin de réduire l'hémorragie, il faut continuer à fuir. Les deux motocyclistes ainsi que deux autres hommes du village prirent sur eux de le mettre sur un brancard et de le transporter dans les montagnes. Il raconte :
« Le trajet fut très douloureux car mes blessures étaient très mauvaises et le terrain très accidenté. »
Avançant uniquement de nuit, sans lumière, se cachant dans les forêts en journée, le convoi marcha ainsi pendant six jours.
Mis sur la liste des « personnes les plus recherchées » par les autorités chinoises, Tsewang se vit privé de toute possibilité retour à la vie normale. Commença ainsi son long séjour dans les montagnes en compagnie de ses quatre sauveurs (trois dont il ne peut révéler les noms car ils vivent toujours au Tibet). Afin d'éviter de se faire repérer, la troupe changeait régulièrement d'emplacement, vaguant de grottes en forêts.
Les tsampas (galettes faites de farine d'orge), cuites la nuit, constituèrent l'alimentation de base des cinq hommes pendant tout ce temps. A tour de rôle, chacun de ses compagnons retournait au village pour un temps afin d'éviter d'éveiller des soupçons et d'amasser de la nourriture et des médicaments. Coûteux, ces derniers étaient payés par des villageois au courant de la présence et de l'état du fuyard. Pendant six mois, Tsewang resta ainsi allongé sur le dos, se rétablissant douloureusement.
Une « seconde mort », quitter le Tibet
Malgré les rigueurs du climat et un traitement médical assez sommaire, Tsewang réussit à survivre animé, dit-il, « par la volonté de raconter son histoire au monde ». Au bout d'un an et deux mois, se sentant suffisamment fort il prit la décision, sa « seconde mort », de quitter le Tibet pour l'Inde.
Avec un de ses compagnons d'infortune, Lobsang Samten, ils rejoignirent Lhassa où, de là, ils traversèrent l'Himalaya avec l'aide d'un passeur. Trois semaines furent ainsi nécessaires pour atteindre leur havre, le Népal, où ils furent pris en charge par les autorités tibétaines en exil.
Homme simple, sans éducation, Tsewang sait les risques qu'il prend en racontant son histoire, surtout vis-à-vis de sa famille restée au Tibet. Mais son récit ne lui appartient pas, c'est celui de ces personnes qui l'ont aidé à travers ces épreuves, celui de ceux qui vivent toujours cachés dans la nature, celui de toute une communauté. Dans les rues de Dharamsala, la pluie continue de tomber, drue.
Photos : Twesang Dondrup montre ses blessures lors d'une conférence de presse à Dharamsala le 28 mai 2009 (Abhishek Madhukar/Reuters). Dharamsala, août 2009 (Alexandre Marchand).
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02.09.2009
Vérité en Chine
Un film qui explique le rôle de Falun Gong, la peur de l'autorité chinoise face à son ampleur et sa détermination à faire disparaître ses membres par tous les moyens et en reprenant la méthode nazie. L'histoire est un éternel recommencement, l'homme n'apprend rien !
A voir et à faire passer :
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11:23 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.08.2009
Film sur le Tour de France à vélo
Vous pouvez voir mon film sur :
http://www.facebook.com/video/editvideo.php?v=1114035018575
ou http://www.youtube.com/watch?v=SJS2C17Apuc&eurl=http%...
09:14 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.08.2009
Conclusion du Tour de France
Presque 1 500 km parcourus en 15 jours. J'avais déjà une expérience sur 5/6 jours, je connaissais donc mes possibilités d'endurance. Il est certain que le mental joue un grand rôle et je pense que ma faiblesse du 12ème jour est du à une légère perte de motivation. Le fait de rouler pour une cause, celle du Tibet et de son avenir, fortifiait mes coups de pédale. Savoir que j'étais attendue par quelques associations pour le Tibet m'obligeait à tenir le rythme et à ne pas décevoir. Après Bordeaux plus d'associations n'étaient prévues et j'ai eu l'impression de rouler dans le vide.
Si la tête n'allait pas, ou si la fatigue se faisait sentir je me représentait un triste évènement : je voyais tous ces tibétains qui fuient leur pays à travers la montagne, souffrant de froid de faim, d'épuisement et se faisant tirer dessus comme des lapins par les soldats chinois. Alors je me disais, toi tu ne fuis pas, tu es dans un pays encore libre, tu pédales pour eux, en souvenir de ceux qui n'ont pu finir leur voyage et le courage revenait.
Je remercie tous ceux qui m'ont soutenue lors de cette aventure :
Marcelle Roux, présidente de France Tibet
Philippe Eyraud de France Tibet et Vercors Drômois qui m'a accueillie dans son centre familial l'Eterlou à Plan-de-Baix www.eterlou.com
Les associations vallée de la Drôme, Tibet Languedoc, TashiDelek Bordeaux
Yvette et Alain adhérents de France Tibet à Mazan
La famille et amies qui m'ont hébergée
Sans oublier ceux qui m'ont saluée et encouragée sur la route
15:25 Publié dans TOUR DE FRANCE A VELO POUR LE TIBET | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Photos tour de France
1) Larmor Baden
2) Départ de Bordeaux
3) Quimperlé
4) Chemin des droits de l'homme (Castres/Albi)
6) Arrivée à Bordeaux
7et 9) Canal du midi
14:44 Publié dans TOUR DE FRANCE A VELO POUR LE TIBET | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Etapes 14/15/16 août
14 août
Blain/Larmor Baden (après Vannes) 130 Km, moyenne 21,6 Km/h
A vouloir éviter les grands axes, j'a fini par me tromper sur les petites routes et additionné les Km ! Enfin je retrouve une départementale qui m'amènera à bon port. Les départementales bretonnes sont bien agréables, peu de voitures y roulent grâce à la 4 voies qui suit mon itinéraire.
Passé Vannes encore une dizaine de Km pour retrouver Corinne au camping de Larmor Baden. A l'approche de Larmor, un coup de klaxon derrière moi, c'est Corinne qui arrive au même moment avec sa caravane. Ensemble nous finissons, Corinne au train de sa maison qu'elle transporte et moi aux derniers bons coups de pédales.
La fin d'après-midi, après s'être désaltérées au camping, nous la passons à nous balader en bord de mer puis visitons Auray et décidons d'y manger dans une crêperie.
Pour Corinne, la nuit a été bruyante, feu d'artifice, bruit de moteur, de voix... Elle a mal dormi. Moi ? rien entendu, j'ai dormi comme un bébé !
15 août
Larmor Baden/Tourc'h (23 Km de Quimper) 50 Km, moyenne 18,5 Km/h
Corinne souhaite m'accompagner un bout de route. Nous décidons de prendre la voiture jusqu'à Pont Scorff pour éviter Lorient. De là nous partons à vélo pour Quimperlé en papotant. Houla la, descente de 4 km jusqu'à Qimperlé, pauvre Corinne, dur retour. Nous nous quittons après un dernier pot au bord de l'eau, chacune par une côte différente...
Montée, descente, montée, descente.... et me voici à la porte de ma dernière "bonne âme" : la grand-mère de Solène, amie de Christophe. Accueil sympathique et mise à l'aise illico. Après une bonne douche nous partons faire le tour du village à pied. Nous dînons ensemble sur la terrasse, la température est agréable.
16 août
Tourc'h/Après Le Faou 50 Km, moyenne 22 Km/h
Dernière ligne droite ! je me sens des ailes, le coup de pédale est efficace pourtant il ya des bonnes côtelettes dans le Mt d'Arrée ! Peut-être est-ce parce qu'Alain vient à ma rencontre ou bien parce qu'un crabe à déguster m'attend à Portsall. Nous nous croisons au début d'une montée de 5 Km... à quelques encablures de Le Faou et non loin du crachin !
13:20 Publié dans TOUR DE FRANCE A VELO POUR LE TIBET | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



