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29.01.2008

FRANCE INTER MARDI 23 H

Ce soir à 23 h, sur FRANCE INTER écoutez l'émission d'Eric Lange "Allo la planète" le sujet est : le Tibet, la question qui dérange. Je devrais intervenir entre 24 ou 24h15 après celle de Claude Levenson, écrivain, traductrice et orientaliste.

Cette émission est disponible en écoute à la carte pendant 7 jours sur internet. http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/allolaplanete/ar...

 

 

18.01.2008

Erreur judiciaire

La Chine est le pays qui exécute le plus grand nombre de personnes chaque année.

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Nie Shubin, jeune ouvrier d’une région rurale de Chine du Nord, dans la province du Hebei, a été exécuté pour meurtre et viol en 1995. La police l’aurait torturé après son arrestation jusqu’à ce qu’il fasse de faux aveux.

Au début de 2005, un homme appréhendé pour d’autres infractions pénales aurait avoué les crimes imputés à Nie Shubin et aurait même décrit la scène du crime avec précision. Les autorités judiciaires ont par la suite reconnu leur erreur.

La famille de Nie Shubin n’a pas été informée sur sa situation au regard de la loi après que sa condamnation ait été prononcée. Elle n’a toujours pas reçu copie du jugement. Son père a appris que Nie Schubin avait été exécuté, alors qu’il se rendait à la prison pour lui apporter de la nourriture. Son père a alors tenté de se suicider. Sa mère a ajouté : « Je n’ai qu’un seul fils, tous mes espoirs reposaient sur lui. Ils ont détruit mon avenir. (…) Sans mon fils, ma famille et moi ne pouvons pas continuer. »

Sa famille demande à être indemnisée par les autorités.

Le collectif Chine JO 2008 demande aux autorités chinoises de suspendre les exécutions sur tout le territoire chinois en vue d’aboutir à l’abolition de la peine de mort.

 

15.01.2008

Couleur Orange

Voici une idée qui se rapproche de la mienne. Mon rêve est de voir les athlètes aux JO de Pékin porter un signe distinctif ou le drapeau tibétain sur leur vêtement.

Un sculpteur danois, Jens Galschiot, a pris l’initiative d’un projet nommé "La couleur orange". L’artiste est indépendant de tout intérêt politique ou religieux et a souvent organisé des événements artistiques pour la défense d’une vision humaniste, en collaborant, entre autres, avec le mouvement pour la démocratie en Chine. Il propose une action simple permettant à chacun d’exprimer son désaccord avec la façon dont sont traités les Droits de l’Homme en Chine, lors des J.O. 2008. Nous partageons ce projet avec vous...

Participez à la mise en échec du régime chinois dans une grande manifestation pour les droits de l’homme.
Appel à tous ceux qui veulent se joindre au projet TheColorOrange.net pour montrer à la Chine, lors des Jeux olympiques, que nos yeux sont fixés sur la violation des droits de l’homme du régime.

L’idée est simple et raffinée. En utilisant la couleur orange pendant les Jeux olympiques tant en Chine qu’à l’extérieur, on signale qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Cela pourrait être un chapeau orange, une sacoche de caméra, une cravate, un stylo, du papier, une robe, un costume, un sac, ... Même le fait d’éplucher une orange pendant des moments bien choisis peut marquer l’action.

Aucun mouvement politique ou religieux ne peut revendiquer le projet. En y participant, on montre seulement son soutien au combat pour les droits de l’homme en Chine.

Le gouvernement souhaite le bon déroulement des Jeux, qui permettrait de promouvoir l’image d’une Chine moderne et fonctionnelle devant des milliards de téléspectateurs du monde entier. Son but est de prévenir toute critique ouverte. Mais l’utilisation de la couleur orange peut précisément forcer la censure sévère et mettre un peu de sable dans la machine de la propagande du régime. En même temps, des millions de Chinois opprimés ont la possibilité de faire entendre leur voix pendant les Jeux.

La Charte olympique nomme les principes fondamentaux, "le respect des principes universels, fondamentaux et éthiques" et "encourage le développement d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine". Personne ne peut prétendre sérieusement que le régime chinois réalise ces idéaux.

La réussite du projet dépend du nombre de gens connaissant la signification de la couleur orange. Un budget publicitaire s’élèverait à des millions de dollars. Nous ne les avons pas, mais nous pouvons (peut-être) compter sur vous. Si, avec des millions d’autres, vous nous aidez à promouvoir l’idée, on pourra ensemble créer l’effet papillon en faisant souffler un vent de couleur orange sur la Chine.

- Distribuez ce courriel à tous vos contacts, allez sur le site www.TheColorOrange.net et inscrivez-vous sur la liste afin d’être mis à jour sur le projet. Rendez compte sur le site de vos activités ou idées de l’utilisation de la couleur orange, afin de répandre le message comme inspiration pour les autres.

- Utilisez vous-même la couleur orange au moment des Jeux olympiques. Si vous êtes sportifs ou membres d’une association qui soutient les droits de l’homme, demandez-leur d’utiliser la couleur orange dans leur matériel et de soutenir officiellement la campagne.

- L’équipe olympique de la Hollande est membre d’office du projet du fait de sa couleur nationale. Et vos héros olympiques nationaux, ne sont-ils des héros que quand il s’agit de sport ? Imaginons le détenteur de la première médaille d’or essuyant la sueur de son front avec un mouchoir orange...

La couleur orange est inspirée, entre autres, par les mots de Kandinsky, "la couleur orange est un rouge humanisée par le jaune". La couleur de la Chine est précisément le rouge, c’est pourquoi on pourrait aider les forces humanistes en introduisant la couleur orange.
Mais la couleur orange est aussi inspirée par les habits des prisonniers de Guantanamo, des moines du Tibet et de Birmanie ...

Nous espérons le soutien de ce projet par de nombreux particuliers et de nombreuses organisations. 

Allez voir son site en cliquant dans la colonne de gauche "site sur le Tibet" sur "la couleur orange"

11.01.2008

VIDEOS A FAIRE PASSER !

 http://www.youtube.com/watch?v=XHnB-VOxHF4

http://www.youtube.com/watch?v=Fcy3H5qiYm4

Deux petites vidéos à voir et à faire passer autour de vous : Le livre des records olympiques de la Chine et Pouvez-vous voir l'équipe du Tibet ?

Même si vous ne parlez pas anglais les films sont explicites.

Vous pouvez trouver d'autres vidéos concernant le Tibet sur ce même site de "youtube.com" mais toujours en anglais.

04.01.2008

Extraits d'un interview du Dalaï Lama

Peu de personnalités disposent d'une stature internationale comparable à la vôtre. Pourtant où que vous alliez, les autrorités chinoises manifestent leur mécontentement. Qu'en pensez-vous ?

Les réactions des autorités chinoises sont toujours les mêmes. C'est une habitude, mais ces protestations ne sont généralement suivies d'aucun effet... Vous savez j'ai observé un phénomène intéressant avec les politiciens : à quelques rares exceptions, tant qu'ils ne sont pas ministre ou président, ils me rencontrent. Après ils m'évitent afin de ne pas froisser Pékin : les relations économiques avec la Chine prennent le dessus... mais tout cela n'est pas mon affaire.Les responsables chinois prétendent que le Tibet leur appartient et que le simple fait d'en parler, ou de m'accueillir constitue une ingérence dans les affaires intérieures chinoises. En réalité, ce sont eux, les maîtres de la Chine, qui dictent leur conduite aux autres. Vous ne trouvez pas cette attitude un peu curieuse ? C'est ce que le porte-parole du gouvernement allemand a répondu, avec raison, lors de mes visites en Allemagne. A croire que le gouvernement chinois dispose de droits particuliers dans certains pays et qu'on lui accorde un traitement de faveur, y compris lorsqu'il se mêle de ce qui ne le regarde pas !

Que savez-vous de la situation actuelle du Tibet ?

La situation est difficile à évaluer.D'après les nouveaux arrivants (réfugiés) dans les villes les chinois sont de plus en plus nombreux : sous couvert de modernité, Lhassa est devenue une ville chinoise. Désormais majoritaires, ils imposent leur façon de vivre, leurs goûts, leur musique, leurs habitudes, au détriment des traditions tibétaines. Et les tibétains ne peuvent rien dire, s'ils élèvent la voix, ils sont aussitôt maltraités et accusés, sous le moindre prétexte de "séparatisme". Que les autorités chinoises l'admettent ou non, c'est bien une sorte de génocide culturel qui est en marche, même si en Chine continentale le Tibet est aujourd'hui très "tendance". Regardez les jeunes réfugiés qui arrivent en Inde : Ils parlent mal leur propre langue et s'expriment en chinois qu'ils connaissent tout aussi mal. Les anciens exilés, eux, ont été élevés et éduqués dans un milieu tibétain qui leur a permis de se forger une identité.

Où en sont les contacts avec vos émissaires et les représentants des autorités chinoises ?

Pour le moment il n'y a pas de vrai progrès ; et même si ces entretiens sont francs, les positions ne se rapprochent guère. Nos efforts en vue d'obtenir un statut d'autonomie pour le Tibet se heurtent à un mur à cause de l'intransigeance de quelques hauts dirigeants. Je demande juste une autonomie, comme le prévoit la constitution chinoise. Si le gouvernement chinois nous accorde une automie authentique qui garantisse la sauvegarde de notre culture, de notre langue, de la spiritualité et de l'environnement du Tibet, nous pouvons rester dans le cadre des frontières actuelles. Il est évidemment plus facile d'obtenir l'autonomie dans un pays démocratique, où les gens sont libres d'exprimer leurs opinions, de formuler des demandes claires et précises sans craindre d'être bousculés ou arrêtés et d'en subir les conséquences...

Pensez-vous que votre "voie médiane" ait la moindre chance de déboucher sur des résultats concrets ?

Sur le plan politique, il ne faut pas espérer quoi que ce soit de concret dans l'immédiat, dans la mesure où les intérêts économiques et financiers priment tout le reste et où aucun gouvernement n'ose tenir tête à la Chine. C'est triste mais c'est la réalité. Il faut donc trouver d'autres voies : la protection de l'environnement tibétain, par exemple. Il s'agit d'un écosystème très fragile ; sa dégradation entraînerait des conséquences graves sur le continent asiatique. Il y a urgence, surtout depuis la mise en service de la voie ferrée qui accélère l'exploitation des ressources naturelles. Il ne faut pas oublier que les principales rivières d'Asie prennent leurs sources sur les hauts plateaux tibétains, et que, si les eaux sont polluées par les activités des hommes, les habitants de tous les pays voisins en pâtiront. En attendant de pouvoir combattre le mal par la racine, on peut au moins en traiter les symptômes.

Qu'en ait-il de la culture tibétaine sur place ?

L'héritage culturel du tibet est sérieusement menacé. En exil, on a épargné aucun effort pour le sauvegarder et le transmettre, mais, sur place, il en va autrement. C'est bien beau de restaurer le Potala et de l'inscrire au patrimoine de l'humanité. Le Potala ce n'est qu'un bâtiment, des murs, des bibliothèques, des fresques. C'est une bonne chose d'en prendre soin et de l'entrenir en tant que témoignage, mais la culture ne se réduit pas à des monuments. La culture se sont les gens, leur savoir-faire et leur connaissance, leur langue et leur histoire, leurs légendes. Elle donne un sens à la vie et fait partie des trésors de l'humanité. Pour nous aider à la sauver, l'aide internationale culturelle -voire politique- est indispensable. Sans elle la culture tibétaine disparaîtra en moins de quinze ans, réduite sur place à une version folklorique à l'usage des touristes.

Les JO de Pékin sont-ils une occasion de faire entendre la voix du Tibet ?

Dès que j'ai appris que les JO de 2008 auraient lieu à Pékin, j'ai fait connaître ma position : personne n'a intérêt à ostraciser la Chine ; il faut, au contraire, l'aider à prendre sa place dans la communauté internationale. A condition toutefois qu'elle en respecte les règles et qu'elle s'en tienne à un strict respect des droits de l'homme comme ses dirigeants s'y sont engagés en faisant acte de candidature. Tel ne semble pas vraiment être le cas, surtout en ce qui concerne le Tibet. La situation y demeure très préoccupante. Au nom de la sécurité, les mesures contraignantes s'y multiplient et les tibétains n'y voient pas le bout du tunnel. D'où aussi, la multiplication des heurts dans les villes submergées par l'afflux de nouveaux venus. Les JO sont une bonne occasion de le rappeler...

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