« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »

10.05.2008

Mont-Blanc atteint et drapeau tibétain planté

112212556.JPG 

920122218.JPG          29918182.JPG                                                                              
Jusqu'au dernier moment, rien n'était joué. D'abord le temps, la neige tombée le lundi et le mercredi, puis le vent chassant cette même neige et la rendant instable, donc risque d'avalanches. Avalanches que nous avons observé le vendredi sur certaines pentes de la Vallée Blanche. Une d'entre elles est venue s'étaler sur nos traces du matin.
Le samedi, certains ont gravi le Mont Blanc du Tacul, le samedi soir le refuge des Cosmiques était plein. Dimanche grand départ à 4 h du matin éclairé par une guirlande de lampes frontales la température est agréable. Le refuge se trouve à 3 613 m, nous descendons à 3 500 m pour arriver à skis au premier sommet à 4 200 m. De nouveau nous redescendons au col du Maudit pour mieux remonter skis sur le sac, crampons aux pieds nous passons une rimaye et escaladons une forte pente pour arriver au Mont Maudit à 4 465 m. Nous descendons ensuite au col de la Brenva à 4 303 m et enfin attaquons le Mont-Blanc. Les jambes se font de plus en plus lourdes, doucement mais sûrement nous grimpons, le vent nous fouette légèrement. Tout à coup des cris. Un guide vient de voir tomber un skieur dans une crevasse. Heureusement il s'en tire sans mal avec l'aide du guide.
A 13 h 30 nous arrivons au sommet, le temps de souffler, de s'embrasser, de se congratuler avec tous les alpinismes présents nous nous prenons en photos avec le drapeau tibétain qui flotte à tous vents.
Dans les moments difficiles, lorsque les jambes ne veulent pas répondre énergiquement, que le souffle est court, la tête, elle, est restée forte. Je me répétais : "les deux à trois mille tibétains qui fuient leur pays chaque année par l'Himalaya souffrent bien plus du froid de la faim, n'ont pas le même équipement et en plus se font tirer dessus comme des lapins par les gardes chinois. Je n'ai donc pas le droit d'abandonner par respect pour eux tous." 
Après la montée l'effort n'est pas terminé, ni la concentration nous redescendons pour 2h30 de skis, sans s'arrêter sous les seracs qui peuvent lâcher à tous moment. Au plan de l'aiguille du midi nous attrapons l'avant-dernière cabine qui nous amène à Chamonix à 18 h. Journée bien remplie, première étape du projet accomplie.
Merci à ceux qui m'ont soutenue, aux blogueurs, à France Tibet et sa présidente Marcelle Roux, à mes sponsors la HALLE AUX FRUITS DE RAMBOUILLET, 2 PÔLES VOYAGES A DOURDAN qui proposent des we de skis, de voyage et multisports aux comités d'entreprises et groupes ainsi que des séminaires.