20.11.2009

Malgré la visite d’Obama en Chine, la situation au Tibet suscite action européenne et manifestation

 

Lors de sa visite en Chine, le président américain Barack Obama a fortement suggéré aux dirigeants chinois qu’ils reprennent le dialogue, au point mort depuis 2008, avec les représentants du Dalaï-lama. Au cours de la visite du président américain, un tribunal chinois a condamné l’écrivain et photographe tibétain Kunga Tseyang à 5 ans de prison simplement pour s’être exprimé. Deux jours plus tôt, c’est le fondateur d’un site Internet littéraire, Kunchok Tsephel, qui a reçu la peine exemplaire de 15 ans de prison pour "diffusion de secrets d’Etat". Ces condamnations ajoutent au climat de terreur qui frappe les Tibétains au Tibet, aggravant encore la tension après les exécutions de quatre Tibétains à Lhassa en octobre 2009.


En France, le groupe d’études sur le Tibet de l’Assemblée nationale et son président, Lionnel Luca, ont condamné jeudi l’exécution des Tibétains demandant "au gouvernement chinois de commuer les condamnations en peines d’emprisonnement". Les députés français craignent "comme en 1996, une nouvelle vague d’exécutions à l’occasion de la campagne ’Frapper fort’, annoncée par le gouvernement chinois" et lui demande des informations sur les personnes arrêtées suites aux évènements de 2008. 

De son côté, la Communauté Tibétaine de France condamne fermement les exécutions des Tibétains et appelle à une manifestation sous la forme d’une veillée en leur mémoire le samedi 21 novembre de 16h à 18h avenue George-V, devant l’ambassade de la République populaire de Chine, à Paris. 

Dans ce contexte de tension, d’intransigeance et de blocage des discussions, nous pensons que le Conseil de l’Europe et la Commission européenne devraient nommer un Représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour le Tibet. Un Représentant spécial de l’UE a pour fonction une représentation diplomatique de l’UE dans un pays ou une région d’intérêt particulier pour l’Union. Il a pour but de relayer le travail de promotion de la paix, vocation initiale de l’Europe, et représente l’Europe. L’impossible dialogue sino-tibétain appelle à une action significative de l’Europe qui, au contraire de la situation au Tibet, jouit depuis plus de 50 ans d’une situation globale de paix. Le rôle d’un Représentant spécial de l’UE pour le Tibet serait aussi en adéquation avec la demande très raisonnable d’autonomie significative du Tibet à l’intérieur du Tibet, et le souhait d’œuvrer à la réconciliation entre les Tibétains et les Chinois exprimés par le Dalaï Lama, qui nous rappelait récemment qu’il ne serait pas éternel.

 

28.10.2009

Réaction de Lionel Luca sur le protocole avec la Chine

 

La France n'est qu'un paillasson, ou plutôt la plupart de ses élus. Comment voulez-vous qu'on ne soit pas dégoûté de voter ? Voter pour qui ? des lavettes, des personnes qui ne voient qu'à cours terme ? qui n'ont aucune notion de la valeur humaine. Leurs valeurs ? tout ce qui tourne autour du fric.

Guy Moquet , la résistance, la liberté. Hier la seconde guerre mondiale et ses horreurs, aujourd'hui les tibétains et autres minorités vivent la même histoire. Hier nous avons été bien contents de recevoir l'aide des USA et autres alliés, aujourd'hui nous sommes incapables de soutenir un peuple ravagé. Honte à la France, Honte à l'Europe, Honte aux pays libres de garder leur culture,  leur langue,  leur liberté d'expression.

Ha si l'Union Européenne jouait enfin son vrai rôle : S'UNIR EFFICACEMENT pour obliger la Chine à ouvrir son coeur !

Rêve, rêve quand tu nous tiens....


Paru le samedi 24 octobre 2009
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« Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a signé jeudi un protocole entre son parti et le Parti communiste chinois lors de sa visite à Pékin (...)»

Bertrand signe... Et Luca s'étrangle.

De colère. D'amertume, aussi.

Le député des Alpes-Maritimes, président du groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée nationale, se dit « complètement abasourdi » que son mouvement « s'acoquine à un parti totalitaire ».Et, dans un courrier adressé à Xavier Bertrand, il annonce sa décision « de se mettre en congé de l'UMP pour son fonctionnement interne ».

Lionnel Luca, député impétueux, ne mâche pas ses mots.

Comment avez-vous appris que Xavier Bertrand avait signé ce protocole ?

Franchement ? On m'a envoyé la dépêche de l'AFP et j'ai cru que c'était une mauvaise blague. Un bidouillage. Un canular sur Internet, c'est dire...

Et quand vous avez compris que c'était vrai...

Déjà, faire ça un 22 octobre, le jour de la lecture de la lettre de Guy Môquet dans les lycées, il fallait oser. Et pendant que Xavier Bertrand signait le protocole à Pékin, le même jour, trois Tibétains - deux hommes et une femme - étaient exécutés par l'armée chinoise pour leur rôle dans les émeutes de l'an dernier. Et je ne suis pas loin de penser que ce n'est pas une coïncidence de faire ça, ce jour-là. De ça, Xavier Bertrand n'en dit pas un mot. Les manifestations au Tibet n'avaient qu'une seule revendication : la liberté. Je suis écoeuré que mon parti soit du côté des tyrans et non des résistants.

« On va lui faire péter son protocole ! »

A quoi sert ce protocole ?

Il s'agit de resserrer les liens, de mieux travailler et échanger. Je crois rêver ! Ils se sont même promis une manifestation commune chaque année. Une fois en France, une fois en Chine. Même le PCF, dans ses rêves les plus fous, n'aurait pas imaginé un truc pareil !

En réaction, vous vous mettez en congé de l'UMP pour son fonctionnement interne, ce qui veut dire ?

Que je n'assure plus mes fonctions comme celle au Conseil national par exemple. Pour tout ce qui fait la machine UMP, je ne m'associe plus au fonctionnement du parti. C'est une grève passive. Un boycott. J'en ai marre, c'est vraiment n'importe quoi. En revanche je garde ma carte. D'abord parce que l'UMP, c'est... familial. Et parce que je ne suis pas certain que tous les membres du mouvement soient d'accord avec ce protocole, bien au contraire.

Vous êtes remonté...

Enfin ! On ne le fait même pas avec les conservateurs britanniques et on fait ça avec les communistes chinois. 60 millions de morts ! Oui, en colère, décontenancé. Et triste aussi, parce que ce n'est pas l'idée que je me fais de la politique. A l'époque, en prenant ma carte au RPR, je pensais qu'on était plutôt du côté de la résistance que du côté des collabos. Et moi je ne veux pas me déshonorer.

Vous comprenez Xavier Bertrand ?

Non. Je tombe des nues. Je peux comprendre la nécessité pour nous d'avoir des relations d'Etat à Etat avec la Chine, mais pas qu'on lui donne un brevet de bonne fréquentation. Là franchement, ça rime à quoi ? Qu'est-ce qu'on a à gagner ? Des chaussures pourries qui vous brûlent les pieds ?

Je suis étonné de ce qu'à fait Xavier Bertrand qui était un homme pour qui j'avais plutôt de la sympathie. Mais on va lui faire péter son protocole !

Qui avez-vous informé de votre décision ?

J'ai prévenu Copé, mon président de groupe. Et les députés du Groupe Tibet. On est 180, dont plus de 100 UMP quand même. Mais cela ne remet pas en cause mon soutien à Nicolas Sarkozy, qui restera dans l'histoire comme le seul président de la République à avoir rencontré officiellement le Dalaï-lama.

Votre décision est-elle révocable ?

Je veux marquer le coup. On verra comment ça va réagir.

 

12.10.2009

Citation du Dalaï Lama

« Il me paraît important de distinguer religion et spiritualité. La religion implique un système de croyances fondé sur des bases métaphysiques, l’enseignement de dogmes, de rites ou de prières. La spiritualité, quant à elle, correspond au développement de qualités humaines, telles que l’amour, la compassion, la patience, la tolérance, le pardon ou le sens de la responsabilité.


Transformer son esprit, voilà selon moi en quoi consiste la spiritualité. Or la meilleure façon de le transformer est de l’habituer à penser de manière altruiste.


L’éthique est donc la base d’une spiritualité laïque pour vous tous, qui ne se limite pas au groupe des croyants de telle ou telle religion. Cette évolution correspond à une réorientation éthique de notre attitude puisqu’il s’agit d’apprendre à tenir compte des aspirations d’autrui autant que des nôtres. Il est important de percevoir combien votre propre bonheur est lié à celui des autres. La révolution spirituelle que je préconise ne dépend pas de conditions extérieures liées au progrès matériel ou la technologie. Elle naît de l’intérieur, motivé par le désir profond de se transformer pour devenir un meilleur être humain. »


citation du Dalaï Lama dans : « Mon autobiographie spirituelle ». Recueillie par Sophie Stril-Rever

 


21.09.2009

Guide tibétain emprisonné

 

Encore une triste histoire parmi tant d'autres :

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09.09.2009

Comment peut-on encore accepter cela ?

 

Mais quand la Chine s'éveillera-t-elle humainement ?

 

Twesang Dondrup montre ses blessures lors d'une conférence de presse à Dharamsala le 28 mai 2009 (Abhishek Madhukar/Reuters).

 

(De Dharamsala) Accrochée aux contreforts des Lower Himalayas, Dharamsala (Himachal Pradesh) est une agréable station de montagne dans laquelle débarquent des flots continus de touristes et de hippies. Mais de cette foule vêtue à l'occidentale surgissent ça et là des teintes ocre et mauve. Les moines tibétains sont là pour rappeler au voyageur, si besoin en est, qu'il se trouve au centre de la communauté tibétaine en Inde.

Il y a cinquante ans cette année, le dalaï lama s'enfuyait de Lhassa, capitale tibétaine, entraînant dans son sillage des foules d'exilés volontaires. L'hémorragie n'a jamais cessé depuis. Aujourd'hui encore des Tibétains continuent de prendre le chemin de l'Inde pour échapper à la présence chinoise. Tsewang Dondrup est un de ceux-là.

Coincée entre deux échoppes, l'entrée sombre du centre pour les réfugiés tibétains est peu engageante. C'est ici, dans une triste chambre sentant le feu de bois, que réside Tsewang depuis son arrivée en Inde il y a trois mois et demi. Dehors, la pluie martèle les vitres et des torrents d'eaux dévalent les rues pentues. Petit homme vif au visage rond et au teint hâlé, Tsewang est vêtu d'une polaire rouge, son bras gauche en écharpe. La voix chargée de colère, il entame son récit.

Fermier dans la province de Kham (est du Tibet), Tsewang se joint en ce 24 mai 2008 à une manifestation pacifique spontanée en faveur des droits de l'Homme dans la ville de Tihoe. Seules armes des participants : des slogans, que ce soit parce que « Sa Sainteté [le dalaï-lama] interdit l'usage de la violence » ou, sur un plan plus pratique, parce que les Chinois ont entrepris de confisquer tout objet susceptible de servir d'armes.

Face au groupe, près de 200 policiers et soldats chinois. Ayant d'abord vainement tenté de disperser les manifestants à coups de barres de fer, la police se met à tirer dans la foule.

Fuite à dos de moto

Non loin de lui un jeune moine s'effondre, incapable de se relever. Tsewang se jette à sa rescousse en le traînant par le bras. Rejoint par un autre homme, ils commencent à déplacer le moine. C'est à ce moment-là qu'il reçoit une balle dans le dos dans la région du rein. Balle vite suivie par une autre qui lui traverse l'avant-bras dans toute sa longueur (le curieux angle de ses os atteste de l'irréversibilité des dommages). Il perd connaissance et tombe. Les manifestants le mettent sur une moto où deux hommes prennent son corps en sandwich et démarrent immédiatement.

Après une halte de deux heures dans un village voisin, le temps de panser tant bien que mal les blessures afin de réduire l'hémorragie, il faut continuer à fuir. Les deux motocyclistes ainsi que deux autres hommes du village prirent sur eux de le mettre sur un brancard et de le transporter dans les montagnes. Il raconte :

« Le trajet fut très douloureux car mes blessures étaient très mauvaises et le terrain très accidenté. »

 

Avançant uniquement de nuit, sans lumière, se cachant dans les forêts en journée, le convoi marcha ainsi pendant six jours.

Mis sur la liste des « personnes les plus recherchées » par les autorités chinoises, Tsewang se vit privé de toute possibilité retour à la vie normale. Commença ainsi son long séjour dans les montagnes en compagnie de ses quatre sauveurs (trois dont il ne peut révéler les noms car ils vivent toujours au Tibet). Afin d'éviter de se faire repérer, la troupe changeait régulièrement d'emplacement, vaguant de grottes en forêts.

Les tsampas (galettes faites de farine d'orge), cuites la nuit, constituèrent l'alimentation de base des cinq hommes pendant tout ce temps. A tour de rôle, chacun de ses compagnons retournait au village pour un temps afin d'éviter d'éveiller des soupçons et d'amasser de la nourriture et des médicaments. Coûteux, ces derniers étaient payés par des villageois au courant de la présence et de l'état du fuyard. Pendant six mois, Tsewang resta ainsi allongé sur le dos, se rétablissant douloureusement.

Une « seconde mort », quitter le Tibet

Malgré les rigueurs du climat et un traitement médical assez sommaire, Tsewang réussit à survivre animé, dit-il, « par la volonté de raconter son histoire au monde ». Au bout d'un an et deux mois, se sentant suffisamment fort il prit la décision, sa « seconde mort », de quitter le Tibet pour l'Inde.

Avec un de ses compagnons d'infortune, Lobsang Samten, ils rejoignirent Lhassa où, de là, ils traversèrent l'Himalaya avec l'aide d'un passeur. Trois semaines furent ainsi nécessaires pour atteindre leur havre, le Népal, où ils furent pris en charge par les autorités tibétaines en exil.

Homme simple, sans éducation, Tsewang sait les risques qu'il prend en racontant son histoire, surtout vis-à-vis de sa famille restée au Tibet. Mais son récit ne lui appartient pas, c'est celui de ces personnes qui l'ont aidé à travers ces épreuves, celui de ceux qui vivent toujours cachés dans la nature, celui de toute une communauté. Dans les rues de Dharamsala, la pluie continue de tomber, drue.

Dharramsala, août 2009 (A. Marchand)

Photos : Twesang Dondrup montre ses blessures lors d'une conférence de presse à Dharamsala le 28 mai 2009 (Abhishek Madhukar/Reuters). Dharamsala, août 2009 (Alexandre Marchand).

11.07.2009

Rien ne s'arrange au Tibet

Voici un extrait de la newsletter de Claude Levenson (journaliste et proche de la cause tibétaine)

Au Tibet, pas de bonnes nouvelles…

 

Pour l’heure, non seulement les nouvelles ne sont pas bonnes pour les nomades en Amdo, où les autorités annoncent la construction de baraquements géants pour loger 3000 élèves et un millier d’instituteurs afin de scolariser les enfants des familles éparpillées dans la région, mais d’autres dépêches non moins officielles annoncent la glas de Lhassa cité-soleil ou « lieu du divin ». Soucieux du bien-être de « l’ethnie tibétaine », le Conseil d’Etat (celui qui fait office de gouvernement à Pékin) a décidé que le temps était venu de faire de la Capitale tibétaine « une ville touristique internationale » cosmopolite (c’est le terme employé) sur le thème « Pays sacré des neiges, perle brillante du plateau », mettant en vedette ses « caractéristiques ethniques » et son environnement unique. Ce plan de rénovation (à la chinoise) a pour but d’attirer en 2020 douze millions de touristes l’an (trois fois plus qu’en 2007), ce qui devrait rapporter 30 milliards de yuans. Quant aux Tibétains, ou ce qu’il en restera, ils pourront toujours faire de la figuration… parmi les « reliques » laissées sur place pour faire joli comme sur les cartes postales. Encore heureux s’ils conservent le Potala : toute la vieille ville de Kashgar a été rasée, y compris une école islamique datant du XVe siècle, qui faisait la fierté du lieu. L’UNESCO n’a même pas bronché…

 

Non content de lancer des vols directs dorénavant entre Pékin et Lhassa, le gouvernement chinois annonce l’ouverture prochaine de nouveaux aéroports, l’un à Ngari, l’autre à Batang, dans le comté de Yushu. Comme par hasard, le premier se situe non loin du Mont Kailash (Montagne sacrée et source de quatre des plus grands fleuves d'Asie :  le Gange, le Brahmapoutre, l'Indus et le Sutlej.) le second dans une région à l’équilibre écologique délicat où se trouvent les sources de la Dri-chu (Yangtsé), de la Lantsang (Mékong) et du Yalong Dza-chu (Fleuve Jaune)… De quoi éveiller quelques soucis parmi ceux qui espèrent préserver un environnement naturel déjà de plus en plus fragilisé par l’accroissement rapide d’activités humaines menées au pas de charge sans considération aucune pour d’éventuelles conséquences mal évaluées.

 

Dans le même temps, les forces de l’ordre chinois poursuivent méthodiquement leur chasse à l’homme : des arrestations sont signalées à la suite d’affrontements ici ou là, à Urumchi comme ailleurs, des gens disparaissent et les familles sont sans nouvelles pendant des semaines, voire des mois – quelquefois, certains réapparaissent, d’autres sont condamnés, et personne ne sait exactement ce qui se passe, entretenant ainsi un climat permanent de peur dont il n’est guère facile d’imaginer le poids quotidien. Les troubles au Turkestan le rappellent à leur manière.

 

Un mot pour la fin, qui conforte l’espoir tibétain : à l’occasion de son 74e anniversaire

dignement marqué à Dharamsala et à Delhi, le Dalaï-Lama a remercié de tous les bons vœux reçus de partout par une bien jolie boutade : « Avec tous ces souhaits de longévité, sûr que je vivrai non pas mille ans, mais au moins cent ans ! » Que le Bouddha l’entende…

 

C.B.L.

 

28.04.2009

VISITE DALAI LAMA 6/7 JUIN 2009

*Conférence du Dalaï Lama sur le thème « éthique et société » *
*Dimanche 7 juin*
*Palais Omnisport de Paris Bercy*
*à 14 heures *

Conférence : Ethique et société

Un des engagements du Dalaï Lama est de promouvoir les valeurs humaines
telles que la compassion, le pardon, la bienveillance, la tolérance ou
bien encore la maîtrise de soi. Croyants ou athées, tous les êtres
peuvent expérimenter la capacité de ces qualités à rendre leur vie plus
heureuse. Sa Sainteté considère ces valeurs humaines comme une véritable
éthique laïque.

Reconnu sur le plan international pour son action pacifique soulignée
par un Prix Nobel de la Paix en 1989, le Dalaï Lama, chef temporel et
spirituel des Tibétains en exil, se décrit volontiers comme un « simple
être humain ». Ses conférences attirent chaque année, partout dans le
monde, un public de plus en plus large. Il y exprime avec des mots
simple l’intérêt des qualités de cœur, qui, selon lui, sont les éléments
clés d’une vie heureuse au niveau de l’individu, de la famille et de la
société.

Cette conférence est organisée sous l’égide de la Maison du Tibet avec
la participation des associations : Songtsen, Ganden Ling et de nombreux
bénévoles.

Réserver
Plein tarif 20€.
Tarif réduit 15€ : étudiant, chômeurs, lycéen, -18 ans, bénéficiaire de
minima sociaux sur présentation d'un justificatif.
Pusieurs solutions sont possibles pour réserver votre billet :

    * Vous rendre sur le site Ticketnet.fr
      <http://www.ticketnet.fr/shop/fr/module.asp?id=34> et Taper "Dalai
      Lama" dans le champ de recherche puis suivre la procédure proposée
      par le site.
    * Ou effectuer la même démarche sur le site Bercy.fr
      <http://www.bercy.fr/infos_pratiques/>.
    * Il est également possible de réserver par téléphone au 0892 390
      490 (0,34 M la minute).
    * Enfin, vous pouvez réserver auprès des points de vente : Virgin
      Megastore, Auchan, Galeries Lafayette, E. Leclerc, FNAC,
      Carrefour, Cultura, et Cora.



*Télécharger l'affiche*
Si vous voulez contribuer à faire connaître cet événement exceptionnel,
vous pouvez télécharger l'affiche de la conférence, l'imprimer et la
placer dans des lieux où des personnes susceptibles d'être intéressées
pourront ainsi être informées.
Veuillez vous assurer que ceci sera fait dans le respect de la
réglementation en la matière (pas d'affichage sauvage), et que la photo
de Sa Sainteté ne traînera pas au sol et/ou sur la voie publique.
http://dalailama-paris2009.fr/doc/Affiche9.pdf

29.03.2009

SALON DE LA CULTURE TIBETAINE

 




Le premier Salon de la Culture Tibétaine de 25 au 26 avril 2009.

Préambule :

Cette manifestation culturelle,a pour fonction de faire connaître la Culture Tibétaine, sous ses différents aspects, au grand public en France et cette rencontre culturelle va contribuer au renforcement de nos liens avec les Français qui s’intéressent au Tibet, depuis des années.

Les Français, et les Tibétains sont deux peuples, ayant la même affinité pour la culture et la philosophie. Ce qui explique l’existence de cette chaîne de solidarité des Français avec le peuple tibétain.


Au programme :


Cérémonie d’ouverture de ce Salon.

Projections de Films suivies de débats.

Exposition de photos sur le Tibet.

Réalisation d’un Mandala de Sable.

Chants et Danses du Tibet.

Stands de produits artisanaux du Tibet.

Initiation à la calligraphie tibétaine.

Restauration continue.

Concert de solidarité avec le Tibet.


La Communauté Tibétaine de France sera très honorée de vous accueillir toutes et tous à ce salon de la Culture Tibétaine pour célébrer le riche patrimoine culturel du Tibet.

Venez nombreux en famille et avec vos amis.



Pagode du Bois de Vincennes
Route de la Ceinture du Lac Daumesnil
75012 Paris

Métro : Porte Dorée, Liberté Bus : PC

Entrée : 3 euros


Communiqué
lundi 23 mars 2009 par Communauté Tibetaine

 

 

09.03.2009

Manifestations pour les 50 ans du soulèvement tibétain

Pour la liberté et la paix au Tibet, contre l'occupation chinoise !

Pour dénoncer un demi-siècle de féroce répression chinoise sur le Toit du monde. Si les Droits de l'Homme et la survie d'un peuple et d'une culture gravement menacés vous tiennent à coeur, venez manifester dans l'une des villes suivantes...

Mardi 10 Mars 2009

Paris : 15h Place du 18 Juin (M° Montparnasse), marche jusqu'à l'Ambassade de Chine.
Bordeaux: 17h30 Place de la Victoire.
Toulouse : 17h Place du Capitole.
Nice : 19h Place Massena.
Colmar : 12h au pied de la statue de la liberté.

Samedi 14 Mars 2009

Marseille : 14h Place Félix Baret, marche jusqu'au Consulat de Chine.
Rennes : 14h Place de la Mairie.
Strasbourg : 15h Place Gutenberg.

09.12.2008

Pourquoi les tibétains se révoltent-ils ?

Lettre ouverte, lue à Lyon lors de la manifestation à l’occasion du sommet UE-Chine

mardi 2 décembre 2008 par Redaction Tibet Info (JMB)

Lettre de Tenzin Wangmo, membre de la Communauté Tibétaine en Suisse, lue lors de la manifestation le 30 novembre à Lyon

Appel à la solidarité face à un régime totalitaire.
Certains parmi vous connaissent bien la cause tibétaine et d’autres pas bien. Permettez-moi de vous faire comprendre ce que le peuple tibétain vit depuis si longtemps.
- Imaginez qu’un jour, une connaissance d’un pays voisin vienne vous rendre visite en toute amitié chez vous en France et que vous l’accueillez avec hospitalité.
- Imaginez encore que votre visiteur commence à s’étaler chez vous et ne veut plus partir malgré qu’elle ait sa propre maison dans son pays. Vous sentez votre générosité abusée et vous commencez à en avoir bien assez ! Mais ce visiteur prétend d’être un véritable ami, de connaître vos réels besoins et de vous protéger.

 

- Imaginez que petit à petit sa nombreuse famille s’installe également chez vous, pour que vous soyez moins seul. Très rapidement, vous vous retrouvez complètement envahi chez vous par pleins "d’amis" qui vous veulent du bien.
- Du matin au soir, ces gens parlent leur langue que vous ne comprenez pas du tout et ils vous l’imposent. Ils vous imposent également leur rythme de vie et leurs préférences à tous les niveaux : nourriture, habillement, programme de télé etc. Ils vendent les précieux objets que vous avez hérité de vos ancêtres et qui leur rapportent gros. Vous protestez vivement contre leur agissement mais ils vous traitent d’ingrats. Ils disent haut et fort qu’ils agissent par amitié. Avec l’argent des ventes, ils se payent une transformation de la maison afin d’agrandir LEUR espace de vie et d’aménager l’intérieur selon LEURS goûts. Votre chambre n’est pas rénovée, bien évidemment, par respect pour votre espace personnel. Vous êtes traumatisé et avez du mal à croire ce qui vous arrive ! – C’est le vrai cauchemar !!!
- Dans un moment de courage désespéré, vous leur dites avec fermeté de quitter vos lieux. Mais là, à votre énorme surprise, on vous dit clairement qu’au fond, cette maison leur appartenait depuis très longtemps et que vous pouvez vous juger heureux d’être accepté.

Désormais, par peur que leurs mensonges éclatent au grand jour, on vous séquestre chez vous et vous subissez un lavage de cerveau systématique.

Mesdames et Messieurs, imaginez que vous auriez à vivre tout cela rien que pour une petite journée... ! – Qu’éprouveriez-vous ? Eh bien, le peuple tibétain le vit officiellement depuis 1959, presque 50 ans et réellement depuis presque 60 ans.
Le bilan de cette occupation chinoise est très accablant. Dans cette année où les Jeux olympiques ont eu lieu à Pékin, l’identité humaine et culturelle même de mon peuple sont près de la mort.
Comment pouvons-nous rester inactifs et silencieux dans cette agonie ? – Nous, les Tibétains, sommes profondément révoltés par l’injustice frappante et en même temps si démunis face à cette politique répressive et rigide du gouvernement chinois.
On nous a quasiment tout volé.

 

La seule chose qu’il nous reste, c’est la conviction et la foi que la vérité vaincra un jour. Je finis mon discours par 3 réflexions :

1. Toutes choses changent tôt ou tard, ce qui est également valable pour ce régime totalitaire chinois en pouvoir depuis trop longtemps. Mais nous, les Tibétains, n’avons pas beaucoup de temps à perdre ! – Notre civilisation unique est en danger de disparition.

2. Seule une solution par le dialogue et non par des actes violents nous portera une paix durable et un avenir désirable. Mais pour un dialogue, il faut au minimum être deux ! – 8 rencontres entre des représentants du Dalaï Lama et du gouvernement chinois ont eu lieu en Chine mais sans aucun succès.
Le Dalaï Lama et les Tibétains perdent confiance en le gouvernement chinois.

3. Finalement, nous avons une foi inébranlable en la force de solidarité entre tous les êtres humains, entre tous les peuples qui souffrent ; j’aimerais tout particulièrement mentionner le peuple chinois qui souffre, sous son propre gouvernement, une dictature nationaliste. Elle empêche ses intellectuels de s’exprimer librement et 100 millions de Chinois d’adhérer au mouvement Falung Gong sous prétexte que c’est une secte.
Le gouvernement chinois agit par peur et par manque de confiance. La question qui se pose donc, c’est comment faire face à de tels leaders ? – Je n’ai pas de solution mais je sais qu’on ne doit pas agir avec violence. Elle détruirait toute opportunité de rapprochement entre nos deux peuples.

Mesdames et Messieurs, dans l’immédiat la survie de la culture millénaire du Tibet est fortement en danger.
Si on laisse agir le gouvernement chinois comme bon lui semble, la paix en Asie et la santé de notre environnement naturel seront en grand danger.
Nous avons beau prendre plein de mesures en France, en Europe ou en Occident pour la paix internationale et pour la protection de notre terre.
De par son nombre de population, la Chine aura le plus grand impact et annulera tous nos efforts.
Il reste encore un peu de temps pour agir, pour agir paisiblement.
Unissons-nous avec solidarité dans ce combat juste.
Il est important de réveiller vos autorités locales, nationales et européennes pour qu’elles aident à ouvrir un véritable dialogue entre le Tibet et la Chine.
Agissons ensembles, avec confiance et foi !
MERCI.


NdR Cette lettre est reproduite exactement telle qu’elle nous a été transmise. Merci de pardonner les rares fautes de français de quelqu’un dont ce n’est pas la langue maternelle, mais ce texte est trop beau, trop vrai et trop fort pour être modifié en quoi que ce soit !
Merci, Tenzin Wangmo La.

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