15.04.2008
Le CNOSF toujours très obéissant devant l'autorité chinoise
David Douillet doit être reçu, cet après-midi, par M. Sarkozy au sujet du port de ce badge qui n'a rien d'agressif ni d'insultant. Que va décider ce président ? Va--t-il rester dépendant de la raison chinoise ? Va-t-il enfin choisir la voie du courage ?
LES ATHLETES FRANCAIS INTERDITS DE BADGE AUX JO
- Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP
15/04/2008 - .

Le badge interdit par Henri Sérandour.Le président du Comité national olympique interdit aux sportifs d'arborer le badge «Pour un monde meilleur». Une décision jugée «regrettable» par Bernard Laporte.
Les « hommes en bleu » avaient bien tenté de le faire disparaitre durant l'étape parisienne de la flamme. Mais c'est finalement Henri Sérandour qui décidé d'interdire totalement le badge « Pour un monde meilleur » que les athlètes français souhaitaient arborer durant les Jeux Olympiques de Pékin.
« On va respecter la charte qui est: aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d'ouverture et de clôture », a déclaré le président du Comité national olympique et sportif français sur L'Equipe TV . « On ne peut pas mettre un badge pour la cause d'untel, un badge pour une autre cause », a ajouté Henri Sérandour.
Une position alignée sur celle de Jacques Rogge, président du CIO, qui avait assuré à la Chine que les athlètes seraient absolument libres de s'exprimer... tant qu'ils ne le font pas dans le cadre officiel des Jeux à Pékin.
Le 4 avril dernier, les athlètes français avaient annoncé leur intention d'arborer ce badge appelant à «un monde meilleur» et représentant les anneaux olympiques au-dessous du mot France, à l'occasion des Jeux de Pékin. « Ce badge a été validé par le président Henri Sérandour », avait alors déclaré David Douillet. Dans un entretien à Sud Ouest le lendemain, le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, avait soutenu cette proposition. «C'est tout simplement la meilleure des réponses possibles et surtout, une bonne solution», avait alors indiqué Bernard Laporte. Henri Sérandour avait même personnellement soutenu l'initiative dans une tribune publiée le 11 avril dans Le Monde. «Je me battrai pour que soit comprise la portée internationale du message des athlètes français, adressé à ceux qui sur la planète ne peuvent pas goûter aux joies élémentaires de la liberté et de la tolérance. Je me battrai pour que ce message d'un monde meilleur auquel ils aspirent ne soit pas que le message des Jeux de 2008 mais celui d'une nouvelle ère», écrivait-il alors.
La proposition de porter un badge destiné à montrer l'attachement aux droits de l'Homme des sportifs qualifiés pour les jeux Olympiques avait été faite début avril par la Commission des athlètes du CNOSF, après le rejet d'une première initiative du perchiste Romain Mesnil invitant à arborer un ruban vert, considéré comme ayant une trop forte connotation politique.
Pour rejeter le ruban vert proposé par Mesnil le 21 mars, le CIO avait invoqué l'article 51-3 de la charte olympique qui dispose qu' « aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique ».
Une décision «regrettable»
«Je trouve regrettable qu'on leur interdise de porter ce badge», a déploré sur Radio Classique Bernard Laporte. «Je trouvais le badge pas très agressif. Il n'attaquait ni la Chine, ni rien, il reprenait une phrase de l'olympisme. (...) Maintenant ça dépend du CIO, le CIO est un organisme privé, c'est lui qui décide», a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de Reporters Sans Frontières Robert Ménard a quant à lui qualifié de «minable» cette décision, avant de souligner le «manque de courage» et la «capitulation» devant les autorités chinoises du Comité national olympique.
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Le Tibet, à un tournant de son histoire
Envoyé spécial du Dalaï Lama pour le dialogue avec la Chine
Ces dernières semaines, nous avons été témoins de soulèvements sans précédent sur le plateau tibétain. Le gouvernement chinois a réagi par des mesures exceptionnellement brutales, à quelques mois seulement des Jeux olympiques de Pékin.
Depuis le début du dialogue avec le gouvernement chinois en 2002, j’ai, en ma qualité d’Envoyé spécial de Sa Sainteté le Dalaï Lama, profondément redouté que de tels événements ne finissent un jour par se produire. Mais aucun d’entre nous n’aurait pu imaginer l’ampleur de ces manifestations compte tenu du contrôle très strict exercé par la Chine sur le Tibet.
Plus d’une fois au cours de nos six rencontres avec les représentants chinois, j’ai souligné avec vigueur que la politique de Pékin finirait par acculer les Tibétains. Nous savions en effet que la mise en œuvre impitoyable de mesures destinées à saper l’identité du peuple tibétain, associées à l’arrivée massive de migrants chinois et à des attaques virulentes à l’encontre du Dalaï Lama, ont provoqué auprès des Tibétains un profond sentiment d’exaspération et de frustration. Les protestations des Tibétains ont des racines profondes. Elles sont issues d’un demi-siècle d’une gestion défaillante du Tibet par la République Populaire de Chine.
La Chine doit assumer l’entière responsabilité de la situation tragique qui prévaut aujourd’hui au Tibet. Nous sommes profondément préoccupés par l’interprétation tronquée que les autorités chinoises donnent de la crise. Les antagonismes qui s’aggravent entre les peuples chinois et tibétain pourraient perdurer pendant des générations et porter un préjudice irréparable à l’harmonie des relations entre ces deux communautés.
L’étendue des manifestations, qui dépasse largement les frontières de la "Région Autonome du Tibet", donne raison au Dalaï Lama qui demande l’établissement d’une entité administrative unique regroupant tous les Tibétains.
En porte-à-faux avec les accusations du gouvernement chinois selon lesquelles les Tibétains en exil seraient les instigateurs du soulèvement, les récents événements ont montré que ce sont nos compatriotes à l’intérieur même du Tibet qui ont cette fois inspiré les Tibétains de la diaspora. Je salue le courage des Tibétains qui au risque de leur vie et de leur liberté se battent pour la préservation de leur identité et de leur culture.
En dépit du caractère tragique de la crise, le Dalaï Lama a réitéré son engagement en faveur de la voie médiane (une véritable autonomie pour tous les Tibétains et non l’indépendance) et ne s’est départi à aucun moment de sa position de principe basée sur la non-violence. Il est convaincu que les deux parties tibétaine et chinoise ne doivent pas perdre espoir mais plutôt considérer la crise actuelle comme un défi pour trouver une solution équitable en vue de restaurer la paix et la stabilité au Tibet. Nous avons la ferme volonté de poursuivre nos efforts dans le respect de ces principes.
La répression contre la population tibétaine sur tout le haut plateau doit cesser avant que nous ne puissions parler d’avenir. Il est impératif que les gouvernements à travers le monde qui invitent chacune des deux Parties a reprendre le dialogue, requièrent des autorités chinoises qu’elles leur donnent, ainsi qu’à nous-mêmes, l’assurance que ce dialogue aboutira à des progrès réels et concrets. Des personnes clairvoyantes, comme certains intellectuels à l’intérieur de la Chine ont reconnu que la politique de Pékin est à un tournant historique et que le Dalaï Lama a un rôle déterminant à jouer. A cet égard l’appel du Dalaï Lama en faveur d’une enquête internationale sur les causes des récents événements au Tibet devrait être bien accueilli car elle serait de nature à nous révéler la vérité, et à favoriser la restauration d’une relation de confiance entre les peuples tibétains et chinois.
Le Président Hu Jintao est a présent placé devant un choix unique : substituer à une politique purement répressive une approche réfléchie, mieux adaptée à une superpuissance émergente, soucieuse de s’attirer le respect de la Communauté internationale, qui suit le dossier tibétain de très près.
08:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.04.2008
Réactions d'internautes chinois
Des internautes chinois lancent des appels au boycott de produits et services français.
Sohu.com, l'un des grands portails de l'Internet chinois, vient d'ouvrir un site ciblé sur la France. La République populaire n'a apprécié ni les invitations lancées au dalaï-lama, ni l'hypothétique boycott de la cérémonie d'ouverture des JO par Nicolas Sarkozy, au soir du 8 août à Pékin.
Sur la Toile comme dans les médias et parfois dans la rue, l'État-Parti chinois ne tolère d'expression publique que celle qui rentre dans la ligne ou sert ses intérêts immédiats. La censure, officiellement, n'existe pas mais elle est omniprésente. Seul son feu vert peut expliquer le déchaînement antifrançais de ces derniers jours sur l'Internet. Morceaux choisis :
Un internaute à Suzhou (province du Jiangsu) : «La France, qui fut l'un des huit envahisseurs de la Chine, parle à tort et à travers. (…) L'Occident dévoile son vrai visage. Les droits de l'homme et la démocratie ne sont que des outils pour accabler la Chine et la dépecer. Chinois, unissons-nous derrière nos dirigeants pour en finir avec le dalaï-lama et la main noire de l'Occident !»
(Pour : 9 109. Contre : 597)
Internaute à Lanfang (Hebei) : «C'est une affaire intérieure à la Chine. Il n'y a pas de différence entre la clique du dalaï-lama et le terrorisme international. (…) Il faut exiger de la diplomatie française qu'elle s'excuse devant le peuple chinois.»
(Pour : 362. Contre : 18)
Internaute : «Ne commettons pas d'erreur diplomatique. La France et l'Allemagne restent à convaincre.»
(Pour : 2. Contre : 0)
Internaute : «Un pays qui accumule les dettes de sang, un président qui ferait mieux de surveiller sa femme. De quel droit osent-ils nous montrer du doigt ?»
Internaute au Canada : «Les forces antichinoises sont à nouveau à l'œuvre, à travers leurs médias. Il faut répliquer coup pour coup. La Chine vaincra !»
Internaute du Guangdong : «Lorsque Sarkozy est venu à Pékin, la Chine l'a flatté avec de grands cadeaux. C'était une erreur. La France nous paie en retour de son arrogance.»
Internaute : «Les Français aurait-elle oublié leurs émeutes de banlieues, l'année dernière ?»
Internaute à Shanghaï : «Honte à la France, pays barbare et sans morale ! Je propose trois réponses. Le boycott de Carrefour (très présent en Chine, NDLR), le boycott de la France par les touristes chinois et le refus de travailler dans des entreprises françaises.»
Ce qui est regrettable c'est que l'on n'entend pas la voix des chinois expropriés lors des constructions des lieux sportifs pour les JO ! des Internautes dissidents emprisonnés ou en résidence surveillée, des prisonniers politiques (intellectuels, avocats, journalistes....) et surtout les voix de tous les condamnés à mort exécutés dans des stades où évolueront les athlètes !
Tous ces internautes chinois sont bien trop proches du parti, et ont bien trop d'intérêts à perdre pour ouvrir les yeux !
15:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.04.2008
Nouvelles de la flamme olympique à San Fransisco
Pour sa seule étape en Amérique du Nord, la flamme olympique a été accueillie, comme à Paris et à Londres, par de nombreuses manifestations hostiles au régime chinois. Des milliers d'Américains étaient venus dénoncer l'attitude de Pékin à l'égard du Tibet, de la Birmanie ou encore de la région soudanaise du Darfour. Les organisateurs ont été contraints d'écourter et de modifier à plusieurs reprises le parcours de la flamme, qui s'est achevé en catimini sur le tarmac de l'aéroport international de San Francisco, la cérémonie de clôture initialement prévue en bord de baie ayant été annulée à la dernière minute.
La situation était d'autant plus tendue à San Francisco que la communauté chinoise - représentant un cinquième de la population de la ville - était venue en nombre pour soutenir le passage de la flamme. Pour arbitrer ce face-à-face, un important dispositif de sécurité avait été déployé.
Le relais a débuté en début d'après-midi à McCovey Cove près du stade de baseball de San Francisco, avant que la flamme ne disparaisse rapidement aux yeux du public pendant près d'une heure. Peu après que le premier porteur eut embrasé la torche et entamé sa course, escorté des agents de sécurité chinois, le groupe a soudainement disparu dans un vaste complexe d'entrepôts au bord de l'océan. Après une heure d'attente, la flamme est réapparue sur un grand axe nord-sud de la ville, à plus de trois kilomètres de là. Selon le maire de la ville, Gavin Newsom, cette modification du parcours a été décidée afin de contourner les rassemblements de manifestants potentiellement dangereux mais aussi dans un souci de ne pas perdre trop de temps. "Il y avait beaucoup de monde sur les trottoirs et le relais aurait pris du retard", a-t-il expliqué à l'Associated Press par téléphone.
"LA SITUATION A ÉTÉ MEILLEURE À SAN FRANCISCO"
Symbole du climat tendu de cette cérémonie, une des relayeuses qui avait dissimulé sous ses habits un petit drapeau du Tibet pour l'exhiber au moment de son passage a été stoppée net dans sa course par les forces de l'ordre. "Les services de sécurité chinois et les policiers se sont rués sur moi pour m'écarter du relais avant de me pousser dans la foule sur le trottoir", a expliqué Majora Carter, une artiste directrice d'une ONG américaine originaire du Bronx. Aucun incident majeur n'a toutefois été été signalé. Pour Jacques, le président du Comité international olympique, "la situation a été meilleure à San Francisco [qu'à Londres et à Paris]" même si "cela n'a pas été la fête heureuse que nous avions souhaitée". Il a toutefois assuré que le périple de la flamme se poursuivrait comme prévu, avec une prochaine étape prévue à Buenos Aires.
Au moment où la flamme jouait à cache-cache avec les manifestants, le sénateur Barack Obama, en lice pour l'investiture démocrate à la présidentielle de novembre, a estimé que si Pékin ne prenait pas des mesures concrètes en faveur du Darfour et du Tibet, le président George Bush se devait de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, en août dans la capitale chinoise. "Si les Chinois ne prennent pas de mesures pour contribuer à empêcher le génocide au Darfour et pour respecter la dignité, la sécurité et les droits de l'homme des Tibétains, le président devrait boycotter la cérémonie d'ouverture", a dit le sénateur de l'Illinois, en déplacement en Pennsylvanie où auront lieu les prochaines primaires, le 22 avril.
07:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.04.2008
trois conditions pour que Sarkozy soit à Pékin
PARIS (Reuters) - Fin des violences au Tibet, lumière sur les récents événements et ouverture d'un dialogue avec le dalaï-lama sont trois conditions "indispensables" pour que le président Nicolas Sarkozy assiste à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin le 8 août, affirme Rama Yade dans un entretien que publie samedi Le Monde
"Il prendra sa décision au regard de l'évolution des événements actuels et s'exprimera après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne", explique la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme.
"Néanmoins, trois conditions sont indispensables pour qu'il s'y rende : la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï-lama".
Rama Yade précise que le dialogue avec le chef spirituel des Tibétains doit porter sur "la reconnaissance de l'autonomie tibétaine et de l'identité spirituelle, religieuse et culturelle" du peuple tibétain.
Prière de dire si elle sera sur le parcours de la flamme olympique lundi à Paris, elle répond que ce rôle revient traditionnellement aux ministres des Sports, en l'occurrence Bernard Laporte et Roselyne Bachelot. "Moi, aujourd'hui, j'aimerais plutôt être à Dharamsala" (ville du nord de l'Inde où vit en exil le dalaï-lama), ajoute-t-elle.
M. Sarkozy aura-t-il le courage d'assumer ses dire ? Arrivera-t-il à persuader les partenaires européens ?
12:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.04.2008
Itinéraire de la flamme olympique à Paris
Si rien n'est changé au dernier moment voici l'itinéraire de la flamme olympique lundi 7 avril à Paris :
VENEZ NOMBREUX, LES TIBETAINS COMPTENT SUR NOUS TOUS !
Je serai présente avec France Tibet à partir de 11 h sur le parvis du Trocadéro.
La flamme olympique entamera son périple parisien depuis le premier étage de la Tour Eiffel, lundi à 12h35, a-t-on appris mercredi lors d'une conférence de presse.Le parcours de la flamme s'achèvera au Stade Charletty après 28 km de parcours à travers le sud et l'ouest de Paris.La flamme passera notamment devant l'Assemblée nationale et sur les Champs-Elysées.Le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) Henri Sérandour a indiqué qu'il n'y avait "pour l'instant pas de plan B" pour modifier le parcours que des défenseurs des droits de l'Homme ont promis de perturber.M. Sérandour a toutefois reconnu être en contact constant avec l'ambassade de Chine.Mercredi matin, le quotidien l'Equipe avait indiqué que le parcours pourrait être modifié à la demande des Chinois, et éviter notamment l'Assemblée nationale.Quatre-vingts sportifs ou anciens sportifs et personnalités porteront la flamme olympique lors de son périple parisien, lundi, a-t-on appris mercredi lors d'une conférence de presse.C'est l'ancien athlète Stéphane Diagana qui sera le premier relayeur et descendra le premier étage de la Tour Eiffel, point de départ de la flamme.Parmi les porteurs qui se succèderont sur 28 km jusqu'au Stade Charléty, on compte notamment David Douillet, Teddy Riner, Pedro Pauleta, Mary Pierce, Fabrice Santoro, Manuela Montebrun, Christophe Dominici ou Christine Caron. Le maire de Paris Bertrand Delanoë a indiqué qu'une banderole en faveur des droits de l'Homme serait déployée sur l'Hôtel de ville à cette occasion.Reporters sans frontières (RSF) prévoit ce jour-là des actions de protestation, a annoncé son secrétaire général Robert Ménard."On avait proposé qu'à côté du coureur de la flamme courre un deuxième coureur avec notre t-shirt (avec impression des anneaux olympiques remplacés par des menottes, NDLR), mais ils ont refusé. On va le faire quand même mais ce ne sera pas en bonne intelligence avec eux comme nous l'aurions souhaité", a précisé Ménard."Chaque fois que la flamme traversera une ville, on sera là pour dire +n'oubliez pas la réalité du Tibet, n'oubliez pas la réalité de la Chine", a-t-il ajouté sans donner de précisions sur les actions envisagées."On demande aux politiques de ne pas aller le 8 août à la cérémonie d'ouverture des Jeux, parce que ce sera la vitrine politique des Jeux", a-t-il encore répété. "Le mouvement olympique subit une pression terrible de la part des Chinois, mais c'est à eux de prendre leur responsabilité".Par ailleurs, les sportifs français vont présenter vendredi un ptrojet de badge destiné à montrer leur attachement aux droits de l'Homme lors des jeux Olympiques de Pékin (8-24 août)."Je pense que ça va frapper fort et que le mouvement va être mondial", a déclaré par téléphone à l'AFP le vice-champion du monde et d'Europe de la perche, Romain Mesnil. "La commission des athlètes du CNOSF veut faire un coup, donc on s'est entendus avec son président David Douillet pour que ça ait un bel impact."
Les athlètes porteront un badge avec les anneaux olympiques et la phrase : pour un monde meilleur.... pas très mordant !
14:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.03.2008
Boycott NON ; Actions de soutien OUI
LES SPORTIFS NE VEULENT PAS RATER LES JO DE PEKIN MAIS ENVISAGENT DES ACTIONS DE SOUTIEN AU TIBET
Le marcheur Yohann Diniz et l'escrimeur Nicolas Lopez sont pour boycotter la cérémonie d'ouverture, Laura Flessel, escrimeuse et pressentie pour porter le drapeau national à l'ouverture des JO n'est pas convaincue de ce boycottage surtout si tous les pays ne le font pas comme les USA.
Ces mêmes sportifs interviewés sont prêts à faire une action pendant les jeux :
Romain Mesnil, perchiste lance l'idée de porter un tissu vert en signe d'espoir
Yohann Diniz de porter un t-shirt de soutien au Tibet s'il monte sur le podium
Nicolas Lopez de monter sur le podium avec le drapeau tibétain
Laura Flessel de mettre la main gauche sur le coeur (la main du coeur)
Hongyan Pi, n°1 française de badminton qui s'est exilée en 2201 car la fédération chinoise privilégiait les grandes et lui a fait comprendre que son niveau était trop moyen n'a pas le même avis : "Pour moi depuis que je suis née, le Tibet, c'est la Chine, c'est tout, tranche la jeune femme de 29 ans. C'est comme si, en France, la Bretagne demandait son indépendance."
Suite à l'appel à son père en Chine elle conclue : "il y a des problèmes parce que le Tibet veut être indépendant. Du coup les gens brûlent les maisons et les voitures. La police chinoise essaie de calmer les choses"
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19.03.2008
Patrick Bloche dénonce "l’usage disproportionné" de la force contre des manifestants à Paris
Le député socialiste Patrick Bloche (opposition), vice-président du groupe d’études de l’Assemblée Nationale française sur le Tibet, a condamné "l’usage disproportionné" de la force lors d’une manifestation de solidarité avec le peuple tibétain le 16 mars devant l’ambassade de Chine à Paris.
"Je tiens à exprimer ma plus vive condamnation de la manière inqualifiable avec laquelle les forces de l’ordre ont repoussé les manifestants à proximité de l’ambassade de Chine", déclare M. Bloche dans un communiqué.
Pour le député de Paris, qui représentait le groupe d’études sur le Tibet à l’Assemblée nationale (62 députés), "l’usage disproportionné de gaz lacrymogène, ainsi que l’arrestation musclée de manifestants tibétains, traduit la complaisance coupable dont le gouvernement français fait preuve à l’égard des autorités chinoises".
"La juste revendication de l’autodétermination du Tibet portée par le Dalaï Lama doit plus que jamais mobiliser toutes les forces qui, en France, sont attachées au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. A l’approche des Jeux olympiques de Pékin, la pression sur les autorités chinoises doit plus que jamais être maximale", ajoute M. Bloche.
Un demi-millier de personnes se sont rassemblées dimanche 16 mars à Paris en soutien au peuple tibétain et pour dénoncer la "persécution" chinoise au Tibet. La police a arrêté quelques manifestants qui ont tenté d’escalader le mur d’enceinte de l’ambassade pour arracher le drapeau chinois et hisser à sa place celui du Tibet.
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17.03.2008
La Chine jure de protéger fermement son territoire
PEKIN (Reuters) - La Chine prévient qu'elle agira "sans réserve" pour protéger son territoire face aux manifestations de Tibétains, qui s'étendraient au sein de la région autonome et ont déjà gagné les provinces voisines et les ambassades de Chine à l'étranger.
Le ministère des Affaires étrangères a lancé cette mise en garde lors d'une conférence de presse convoquée à la hâte alors qu'une quarantaine d'étudiants entamait un sit-in devant l'Université centrale des Nationalités à Pékin, la crise touchant ainsi la capitale pour la première fois.
"Le gouvernement chinois protègera sans réserve la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale", a déclaré le porte-parole du ministère Liu Jianchao. Il a aussi appelé les autres pays à protéger son personnel diplomatique.
Selon le représentant du dalaï-lama en Russie, les troubles s'étendent dans le territoire autonome malgré la répression. "Nous recevons des informations en provenance du terrain et les troubles ont gagné du terrain. Il n'y en a pas qu'à Lhassa", a dit ce responsable, du nom de Tashi.
Alors que l'armée chinoise s'est déployée dans des provinces gagnées à leur tour par des manifestations, le gouverneur du Tibet, Qiangba Puncog, a déclaré lundi que 13 "civils innocents" avaient été tués et des dizaines de policiers blessés vendredi lorsque les manifestations des jours précédents ont dégénéré en émeutes dans les rues de Lhassa.
A Dharamsala, dans le nord de l'Inde, le gouvernement en exil du Tibet a avancé un bilan de 80 morts.
Qiangba Puncog, selon qui les forces chinoises de sécurité n'ont pas utilisé d'armes mortelles contre les manifestants, a affirmé que les émeutes de vendredi avaient été préméditées, planifiées et organisées par des "forces extérieures et intérieures" appartenant à la "clique du dalaï-lama".
Les autorités régionales ont donné jusqu'à lundi minuit aux meneurs des manifestations de la semaine dernière pour se livrer à la police sous peine de s'exposer à des "sanctions sévères".
"Si les Tibétains de Lhassa descendent de nouveau dans les rues en grand nombre, et défient réellement les autorités chinoises, je pense que nous assisterons à une répression très dure", estime Kenneth Lieberthal, politologue à l'Université du Michigan.
MOSCOU CONTRE LA POLITISATION DES J.O.
La capitale du Tibet a été placée sous étroite surveillance policière mais, selon des sources autorisées, des manifestations de Tibétains ont éclaté ce week-end dans certaines zones du Sichuan et du Gansu, ne laissant entrevoir aucune issue rapide aux troubles qui constituent un défi majeur pour le pouvoir chinois à moins de cinq mois des Jeux olympiques de Pékin.
A Aba, dans la province du Sichuan (sud-ouest), deux témoins rapportent que des centaines de véhicules de l'Armée populaire de libération se sont déployés dans la nuit de dimanche à lundi.
Un Tibétain de souche présent dans la ville a déclaré que plusieurs centaines d'étudiants faisaient face lundi aux forces de sécurité après des incidents dans deux écoles tibétaines.
Selon cet habitant, 18 personnes dont des moines et des étudiants ont été tuées par des tirs de l'armée dimanche et un policier a été brûlé vif.
A Machu, une ville de la province de Gansu, 300 à 400 manifestants ont brandi des photos du dalaï-lama, chef spirituel en exil des Tibétains, et détruit des vitrines et incendié des magasins chinois, rapporte l'organisation pro-indépendantiste Free Tibet Campaign.
A Paris, devant l'ambassade de Chine, quelque 500 manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène dimanche et des incidents ont éclaté à New York et en Australie.
Au Népal, la police a aussi fait usage de gaz lacrymogène contre 200 exilés tibétains qui manifestaient, lundi, devant le bureau des Nations unies à Katmandou, ont rapporté les forces de l'ordre.
Le dalaï-lama a réclamé qu'une enquête soit ouverte afin de déterminer si un génocide culturel était en cours au Tibet.
En outre, a-t-il dit, la communauté internationale a le "devoir moral" de rappeler à la Chine qu'elle devait être un bon organisateur des Jeux olympiques; il a estimé toutefois que Pékin méritait d'accueillir ces jeux, cet été.
L'Union européenne a jugé également que le boycottage des JO n'était pas une "réaction appropriée", selon le commissaire européen aux Sports Jan Figel.
La Russie a de son côté apporté son soutien à la Chine pour qu'elle assure une "normalisation rapide de la situation dans la région autonome" et dénoncé les tentatives de politisation des Jeux de Pékin.
Une ONG a annoncé une manifestation devant le siège du Comité international olympique mardi à Berne et demandé au CIO de prendre position sur les récents événements.
version française Jean-Stéphane Brosse
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Même longueur d'ondes
Paris s'est prononcé dimanche contre le boycott des Jeux olympiques de Pékin cet été, certaines personnalités françaises prônant toutefois cette solution pour protester contre l'attitude de la Chine au Tibet après des violences sanglantes à Lhassa.
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade a clairement rappelé sur la radio Europe 1 que la France n'était "pas partisane d'un boycott" soulignant que "dans l'histoire" de telles actions avaient été "rarement efficaces".
Elle a réclamé que "la lumière soit faite, le plus rapidement possible" sur "les évènements très préoccupants" au Tibet et elle a demandé que "les manifestants pacifiques qui ont été emprisonnés soient libérés".
Sans appeler à un boycott, un groupe parlementaire sur le Tibet a estimé "urgent que la communauté internationale fasse pression sur le gouvernement chinois pour qu'il respecte les droits de l'Homme (...) ou sinon elle cautionnera des jeux de la honte!".
Ce groupe de 62 députés de tous bords politiques a demandé samedi à l'ambassadeur de Chine à Paris des "visas" pour que des parlementaires puissent se rendre "dès cette semaine" à Lhassa.
L'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter s'est prononcé contre le boycott, proposant plutôt que tous les athlètes arborent des badges en faveur du Tibet pendant les épreuves.
Du côté sportif, si des participants ont déjà envisagé, à titre individuel, de ne pas se rendre à Pékin, le président de la Fédération française de judo, Jean-Luc Rougé, estimait que les Jeux devaient avoir lieu. "Sans les JO, le monde entier n'aurait pas parlé de la même manière des événements qui viennent de se dérouler au Tibet", a-t-il dit.
Certaines voix se sont toutefois élevées dans le pays pour réclamer clairement un boycott par la France, dont celle de l'ancien ministre socialiste de la Culture Jack Lang. Le philosophe Bernard Henri Levy a lui aussi estimé qu'à "l'ombre de la répression des moines tibétains, les Jeux Olympiques deviennent une obscénité absolument insupportable".
Jack Lang a accusé le gouvernement français d'être "suiviste" dans la dénonciation de la Chine jugeant que "cette lâcheté internationale vis-à-vis du Tibet est inacceptable".
A cinq mois des JO, la situation s'est embrasée vendredi à Lhassa avec des violences dans le centre de la ville qui ont fait dix morts selon les autorités chinoises, 80 selon le gouvernement tibétain en exil. Il s'agit des manifestations les plus sanglantes au Tibet depuis 1989.
Depuis le temps que je dis que mon rêve serait de voir les athlètes porter un signe distinctif sur leurs vêtements lors de JO !
Merci M. Badinter, peut-être que votre voix aura plus de répercussion !
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